EN VOL ENTRE TAMATAVE ET GILLOT ( Ile de la Réunion )
A la nuit tombée, trois pilotes réunionnais de l'aéro-club Roland-Garros regagnaient la
Réunion, en provenance de Tamatave, quand un OVNI décida de les accompagner
pendant 45 bonnes minutes.
Eric Grignon, instructeur de l'aéro-club Roland-Garros, Philippe Cadet, ingénieur à la DDE et Eric Lescaret,
commercial, s'en revenaient tranquillement d'un long périple aérien sur Madagascar - Diégo-Suarez,
Tamatave, Gillot soit 7 heures de vol - mercredi dernier, quand, au cours de la dernière étape de leur
navigation, au-dessus de l'Océan, entre la Grande Ile et la Réunion, alors qu'ils pratiquaient du VFR de nuit - à
savoir du vol à vue nocturne, à la lumière des étoiles - à bord de leur Cessna 172, un appareil monomoteur,
une "étoile" plus brillante que les autres attira leur attention. Ils avaient décollé de Tamatave à 12h40 temps
universel, soit 16h40 heure de la Réunion, on dit "temps Zoulou" dans le jargon des pilotes, et il était 15 h15
T.U quand la chose s'est produite, à 110 nautiques de la Réunion, radiale 134 de Gillot.
Eric Grignon, l'instructeur, explique dans quel contexte : "La nuit était entamée car nous avions le coucher sur
notre arrière (Ndlr : à l'Ouest), le ciel était bien sombre. Un point lumineux a attiré notre attention sur notre
avant-gauche, à 11h. On ne l'a pas vu apparaître parce que vraisemblablement il était noyé dans les étoiles.
Nous cherchions une lumière qui nous indiquerait la Réunion, et l'un de nous a dit : "A gauche, il y a une
lumière". Mais la Réunion à gauche, ce n'était pas possible, à cause du cap, il ne pouvait y avoir de doute car
nous avions un GPS en plus du reste C'est sa luminosité qui nous donc amené à le remarquer" Pour Philippe
Cadet, pilote lui aussi, qui était installé en place arrière, "le point lumineux était extrêmement brillant, et sa taille
était d'environ trois fois celle de Vénus"
"ERIC A PENSÉ QUE C'ÉTAIT UN TRAFIC"
Les trois hommes commencent alors à s'interroger sur la nature de ce qu'ils voient au travers du plexiglas de
leur cockpit. "Un bateau ? Vous savez, la nuit, en avion, les lumières d'un bateau sur la mer, avec les illusions
d'optique, ça peut tromper. Mais ce n'était pas ça parce que le point lumineux bougeait. On a commencé à
gamberger sérieusement!".
Quand les trois hommes ont commencé à constater des déplacements notables, ils se sont réellement
inquiétés. Philippe Cadet explique : "Eric a pensé que c'était un "trafic", un avion, il a donc appelé la tour de
Gillot". Eric Grignon contacte donc Gillot sur VHF et signale : "un appareil dans mon avant gauche", à telle
distance approximative, "dont la trajectoire paraît convergente" En l'air, surtout en VFR de nuit, on ne peut se
permettre de prendre le moindre risque de collision. La tour de Gillot répond et assure l'équipage d' India
Tango qu'il n'y a aucun vol dans leur secteur. Le seul appareil à se déplacer dans l'espace aérien
Réunion-Madagascar, à ce moment-là, est un Air Austral dont la route est extrêmement éloignée de la leur
"DES TAUX DE MONTÉE HALLUCINANTS !"
Modérément rassurés, les trois hommes décident de procéder le plus rationnellement possible et d'éliminer
toutes les hypothèses fallacieuses. "C'était peut-être un effet lumineux parasite, un reflet à travers le plexi".
Eric Grignon prend les commande et stabilise parfaitement l'avion sur ses trois axes. L'équipage procède à
une triangulation manuelle sommaire et constate en un premier temps que le point lumineux ne bouge pas "Sur
le coup, on a été rassurés et puis hop, ça a commencé Ce n'était pas une illusion d'optique, ni le fruit d'un
mouvement relatif ! Ça a duré 45 minutes, jusqu'à ce que nous entamions notre descente et que le plafond de
nuages nous cache la chose la première couche était à 5000 pieds".
Eric Grignon, certain d'être confronté à un appareil volant non identifié rappelle la tour et confirme son
observation initiale. Gillot contrôle informe à son tour le vol Air Austral de ce qu'il se passe quelque chose
d'anormal. Le commandant de bord du 737 confirme qu'il a bien reçu et qu'il ouvre l'oeil.
De ce moment l'équipage d'India Tango va bénéficier d'un spectacle rare, "C'est un peu comme lorsque les
dauphins accompagnent un bateau Dans notre cas c'était ce point lumineux qui nous précédait et qui jouait
avec nous !".
Selon Eric Grignon, "on avait du mal à estimer la distance et la taille de l'engin, la nuit, faute de références; soit
l'engin était éloigné et alors la vitesse et l'ampleur des déplacements est remarquable, soit il était petit et tout
près, et le caractère extraordinaire de ses déplacements s'explique mieux"
Ces déplacements constituent le caractère étonnant de l'observation : "Il effectuait des changements de
trajectoire instantanés, à l'horizontale ! Or un virage de cette ampleur, un 180° prend au moins une bonne
minute, là, c'était moins d'une seconde ! Au début les mouvements s'effectuaient surtout à l'horizontale, puis les
déplacements sont devenus verticaux Des taux de montée hallucinants ! Et pareil dans l'autre sens !"
Pour qui connaît un tantinet les réalités liées au déplacements aériens, il est évident qu'une telle voltige
n'appartient pas au domaine du possible que nous offre la technologie contemporaine. Les matériaux ne
supportent pas les facteurs de charge qu'impliquent de tels changements de trajectoires, quant aux pilotes,
n'en parlons pas En voltige moteur, les meilleurs mondiaux ne s'aventurent que rarement au-delà du +10, - 10,
syncope oblige. En jet, les facteurs de charge encaissés par les pilotes équipés de combinaisons anti-G sont
encore moindres, rarement plus de 7 G, bien que le temps passé sous effort soit plus long, dans le cas des
virages à haute vitesse par exemple.
"PAS DE TRACE DE PROPULSION"
Les trois hommes du Cessna 172 ont assisté à un spectacle de haute voltige extraordinaire sur 80 nautiques,
soit environ 160 km.
Eric Grignon n'a aucun doute sur le caractère "étranger" de l'engin : "Sûr que ce n'était pas un avion de ligne !
Ou alors, je vous laisse imaginer l'état des passagers ! Un chasseur ? Qu'est-ce qu'il ferait par là ? Et puis, un
chasseur ne s'amuse pas à brûler du pétrole pour le plaisir. Et là, pour faire le centième de ce que nous avons
vu, un chasseur se serait rapidement trouvé à sec !"
Même témoignage de la part de Philippe Cadet qui de sa place arrière ne perdait pas une miette du
spectacle. "Il faisait des évolutions de droite à gauche, assez rapides, puis en biais, sur une trajectoire
d'éloignement par rapport à nous et il revenait. On l'a vu monter à une vitesse pas possible Il n'y avait pas de
trace de propulsion, ni de feux de position; pas non plus de variation d'intensité de la lumière, une couleur
blanche, constante C'était hallucinant ! A un moment donné Eric m'a dit "Regarde !" L'engin plongeait
vertigineusement à une vitesse fantastique, et puis hop, il est remonté dans l'autre sens tout aussi vite !"
Au-delà du spectacle qu'ils apprécient, les trois pilotes sont un tantinet inquiets. Seuls au-dessus de l'Océan à
bord d'un tout petit monomoteur ! "On avait peur qu'il ne s'approche trop on ne sait jamais, le rayonnement
possible de l'engin aurait pu nous priver d'énergie électrique, et alors, c'était le grand bain Mais il ne s'est rien
passé de tel, l'engin paraissait jouer avec nous, tout en se tenant à distance respectueuse Il était là, il nous
observait, et nous le montrait, comme en avion on se signale en battant des ailes".
Lorsque le Cessna 172 de l'aéro-club Roland-Garros a entamé sa descente, il a percé la couche nuageuse qui
s'étalait dans le ciel à 5 300 pieds "On l'a perdu de vue à 4 500 pieds J'espérais que la tour puisse le voir et
nous confirmer la présence de notre poisson pilote en visuel, mais les nuages l'ont dérobé à l'observation".
source:ufoweb